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Un match nul face à l'Iran suffit au Portugal pour se qualifier pour les 8es de finale, mais le sélectionneur des champions d'Europe Fernando Santos a déclaré dimanche s'attendre à une "bataille difficile" lundi (18h00 GMT) à Saransk.

"L'un des grands favoris" contre "une équipe très organisée"

Carlos Queiroz (sélectionneur de l'Iran): "Nous devons être réalistes, nous allons jouer contre l'une des équipes les plus fortes du moment. Le Portugal n'est pas seulement un prétendant au titre, c'est l'un des grands favoris. (...) Le Portugal est ici avec 23 joueurs, mais a laissé à la maison d'autres comme Nani, Eder, (Nelson) Semedo, André Gomes, Rony Lopes... Combien de sélections peuvent se permettre de laisser chez eux des joueurs du Barça ou de Monaco?"

Fernando Santos (sélectionneur du Portugal): "Nous avons vu toutes leurs rencontres des éliminatoires, et pas qu'uniquement celles du Mondial, et nous avons pu vérifier que c'est une équipe très organisée, avec des joueurs de qualité, dont certains jouent dans des Championnats importants comme l'Espagne, la Grèce ou la Russie, et avec l'expérience de deux Coupes du monde consécutives. (...) (La performance de l'Iran en Russie) n'est pas une surprise pour moi. Ils ont une grande capacité collective, et ce n'est pas seulement une équipe défensive - ils savent bien jouer le contre, comme ils l'ont démontré contre l'Espagne (...) C'est pour moi la meilleure équipe asiatique."

"Dignité et fierté"

Santos: "Nous devons nous préparer à une bataille difficile, avec deux équipes qui veulent gagner et qui vont tout donner pour la victoire (..) L'Iran n'a rien à perdre. Les deux équipes ont beaucoup à gagner (la qualification) et à perdre."

Pepe (défenseur du Portugal): "Nous ne pensons pas que nous avons un pied et demi en huitièmes. Nous avons beaucoup de respect pour l'adversaire et c'est un match très important parce qu'il nous donne l'opportunité de franchir la phase de poules. Ca sera un match avec beaucoup d'intensité, comme nous le montrons toujours. Nous allons les affronter avec le bon état d'esprit, de la camaraderie et l'envie de gagner."

Queiroz: L'Iran va jouer "avec dignité et fierté pour les supporters iraniens (...) Notre leader, c'est l'équipe."

Un "jour spécial"

Queiroz: C'est "un jour spécial" pour Queiroz le citoyen portugais, d'affronter le pays où il a "beaucoup d'amis". "Mais dans le football nous voulons gagner et les amitiés restent sur le côté."

Santos: Queiroz est "un vieil ami du foot de 35 ans."

La VAR? "Pas la bonne direction"

Queiroz: "Nous avons un match demain, mes joueurs doivent savoir qui arbitre réellement le match. Le football appartient au peuple et les supporters doivent savoir où est la limite (pour recourir à la VAR). (...) C'est humain de faire des erreurs, et la VAR n'est pas née pour couvrir les erreurs humaines, mais pour être correcte. Ce n'est pas humain de mettre en place un système et d'avoir les mêmes doutes d'avant. (...) C'est comme si ma fille arrive à la maison et me dit qu'elle est un peu embarrassée. Soit elle l'est, soit elle ne l'est pas! (...) Je ne crois pas que c'est la direction dans laquelle le football doit aller, mais c'est mon humble opinion et j'espère qu'elle sera respectée... et si on me critique, je ferai avec."
AFP

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