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Qui va gagner le Mondial-2018 en Russie le 15 juillet ? Un des favoris désignés parmi le Brésil, l'Espagne et l'Allemagne, tenant du titre, ou les jeunes Français ? Le Portugal de Cristiano Ronaldo ou l'Argentine de Lionel Messi ? Une surprise venue d'Afrique ou un joker sud-américain ? Le feuilleton débute jeudi, après quatre ans d'attente.

- Troïka d'archi-favoris et les Bleus -

"Mes favoris sont bien sûr le Brésil, parce que je suis brésilien, l'Espagne, qui joue très bien au football, et l'Allemagne, qui est toujours là": Ronaldo, l'ancienne gloire de la Seleçao qui participera à la cérémonie d'ouverture du Mondial-2018 en Russie, n'a fait qu'entériner ce que la plupart des observateurs ont pronostiqué.

Même la banque Goldman Sachs est prête à parier sur le Brésil ! Revigorée depuis l'arrivée de Tite en juin 2016, la Seleçao tentera d'effacer le traumatisme du Mondial-2014 et l'humiliante défaite 7-1 à domicile en demi-finales contre l'Allemagne. Pour cela, tous les espoirs seront de nouveau placés sur la superstar Neymar, tout juste de retour de blessure après plus de trois mois d'absence, et qui a déjà affiché une forme séduisante lors des matchs de préparation.

Vient ensuite l'Espagne, qui aura également à coeur de faire oublier son élimination au 1er tour du Mondial au Brésil. Sous la direction de Julen Lopetegui depuis l'été 2016, la Roja a retrouvé un jeu séduisant et performant au point de rester invaincue depuis 20 rencontres (14 victoires, six nuls). Mais la nomination du Basque sur le banc du Real Madrid, juste avant le début du tournoi, risque de fragiliser l'harmonie retrouvée...

Enfin l'Allemagne, champion en titre et au minimum en demi-finales depuis 2002, peut-elle réussir le doublé ? "Quand vous êtes assez chanceux d'en gagner déjà une, vous avez besoin d'une faim énorme, d'une réelle détermination" pour la remporter de nouveau, prévenait auprès de l'AFP Jürgen Klinsmann, l'ancien boss de Joachim Löw à la tête de la Mannschaft.

Juste derrière cette troïka de favoris, la France avec ses jeunes talents enviés par le monde entier (Mbappé, Dembélé, Lemar, etc...), voire la Belgique, qui rêve d'accrocher quelque chose avec sa génération dorée, font figure de prétendants crédibles.

- Ronaldo et Messi pour la légende -

Messi (30 ans) et Ronaldo (33 ans), qui ont marqué la décennie grâce à leurs exploits avec leurs clubs respectifs, peuvent-ils intégrer le panthéon du football sans avoir remporté une Coupe du monde ? Le Mondial-2018 représente la dernière chance des cracks argentin et portugais pour mettre fin à cet incroyable paradoxe et être considéré comme l'égal d'un Pelé, Diego Maradona ou Zinédine Zidane.

Messi, toute proche du Graal lors du Mondial-2014, a finalement échoué en finale... comme lors des Copa America 2015 et 2016. Incapable de remporter le moindre titre en sélection, Leo a ainsi conditionné la suite de sa carrière internationale à un dernier bon parcours. Tombé dans l'un des groupes de la mort avec la Croatie, l'Islande et le Nigeria, l'Argentin sortira-t-il par la petite porte ?

Son grand rival portugais CR7, qui a déjà offert à sa sélection le premier titre majeur de son histoire lors de l'Euro-2016, n'aura pas la même pression sur ses épaules. Roi d'Europe aussi bien en sélection qu'en club avec le triplé du Real Madrid en Ligue des champions, Ronaldo aura d'abord comme principal objectif de s'extirper d'un groupe tout aussi difficile avec l'Espagne, l'Iran et le Maroc. Pour savoir - ou non - si la conquête mondiale est possible.

- Rêve impossible pour l'Afrique ? -

Peut-il y avoir une surprise venue d'Afrique ? "J'espère ! Mon rêve c'est d'un jour voir une équipe d'Afrique gagner la Coupe du monde mais cette année ça me parait compliqué", admet auprès de l'AFP Claude Le Roy, emblématique sorcier blanc des sélections africaines.

Si le Maroc d'Hervé Renard, qui n'a encaissé aucun but lors des éliminatoires, la Tunisie, 12e nation mondiale au classement Fifa, et le Nigeria ont hérité d'un groupe très difficile et devront réaliser l'exploit, l'Egypte et le Sénégal ont une vraie carte à jouer. Même si pour les Pharaons, qui joueront contre la Russie, l'Arabie Saoudite et l'Uruguay, tout dépendra de l'état de forme de leur atout N.1 Mohamed Salah.

Le Japon, fragilisé depuis l'éviction de Vahid Halilhodzic, la Corée du Sud ou encore l'Australie, semblent encore justes, tandis que les sélections sud-américaines comme la Colombie, le Mexique ou le Costa Rica sont des habitués de la phase-finale. Quant au pays-hôte, la Russie, qui n'a plus gagné un match depuis le début de l'année 2018, le seul objectif sera d'éviter l'humiliation d'une élimination dès le premier tour.
AFP

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