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Le gardien international italien Gianluigi Buffon, 40 ans, nouvelle recrue du Paris Saint-Germain, s’est montré sûr de ses forces avant d'y démarrer une nouvelle étape de sa carrière.

Après une introduction dans un français assuré, Gigi, qui quitte la Juventus de Turin et l’Italie après plus de 20 ans de carrière, a pourtant expliqué n'avoir reçu aucune assurance sur son rang dans la hiérarchie des gardiens du PSG.

Quand les contacts avec le PSG ont-ils commencé ? Saviez vous déjà que vous alliez venir ici en quittant la Juve ?
Ca a été une surprise début mai. J'ai beaucoup apprécié cette proposition, bien évidemment. Je pensais déjà (à l'après Juventus de Turin) et je commençais à planifier un avenir différent pour moi. Il faut dire que j'ai toujours eu l'ambition et l'espoir que quelque chose se présente. Je sentais que j'avais encore quelque chose à donner en moi. Et c'est ce qui s'est passé. La vie est imprévisible.

La Ligue des champions est le seul trophée qui vous manque. Le PSG court également après ce rêve. Est-ce que cet objectif commun vous a rapprochés ?
J'ai commencé à essayer d'atteindre cet objectif bien avant Paris (rires). Je pense que ce n'est pas l'obsession du PSG. Je pense que c'est un trophée intéressant et j'ai accepté l'offre (de venir à Paris) car je pense que les conditions sont réunies pour que je puisse progresser en tant que personne et en tant que joueur. Je pense pouvoir contribuer à faire en sorte que ce club progresse un peu plus sur le terrain. En début de saison, on ne peut pas déjà penser à un objectif comme la Ligue des champions. Ce serait de la folie complète.

Vous aviez le statut de gardien n°1 à la Juventus et à Parme. L'aurez-vous aussi à Paris ?
J'ai toujours été n°1 à Parme, à Turin et avec l'Italie. Mais personne ne m'a jamais dit a priori que j'allais être titulaire. J'ai toujours gagné sur le terrain le droit d'être titulaire. C'est ça le sport, c'est ça la compétition. J'ai 40 ans mais un bon mental, une bonne santé et pour atteindre un certain résultat, il faut l'aide de tout le monde, des 25 joueurs de l'effectif et de la direction. Tout le monde essaye d'avoir une place importante. Moi, je vais faire tout mon possible pour que mes coéquipiers, et notamment les autres gardiens, fassent de leur mieux. Mais je suis un grand gardien et je vais le montrer.

Vous avez 40 ans. Combien d'années pensez-vous encore jouer  ?
J'ai arrêté de faire ce genre de calcul depuis un moment. A 30 ans, je pensais pouvoir jouer encore deux ou trois ans. A 35 ans, je pensais pouvoir encore jouer 3 ou 4 ans. Et ainsi de suite. Et là, j'ai franchi les 40 ans et j'ai encore joué en équipe nationale (il a joué son dernier match avec l'Italie contre l'Argentine lors de la rencontre amicale du 23 mars 2018, ndlr). Je veux jouer tant que mon corps le permet et quand je ne pourrai plus être à ce niveau, j'arrêterai.

Quel effet cela vous fait-il de quitter l'Italie à 40 ans ?
J'ai joué 10 ans à Parme et 17 ans à la Juve. Et à Turin, j'avais créé une zone de confort considérable. Je n'ai jamais aimé me trouver dans une zone de confort: j'ai toujours recherché les défis et j'aime cela en tant que joueur. Aujourd'hui, j'ai effectué mon premier entrainement à Paris. La plupart des gens parlent une autre langue mais il est agréable de réussir quand même à communiquer. Ce sont des moments très beaux. Dans un mois, je parlerai mieux. Je serai aussi un plus grand gardien.

Vous connaissez bien Blaise Matuidi, qui a joué avec vous à la Juventus. A-t-il influencé votre choix ?
Blaise, je n'ai joué qu'un an avec lui mais c’est une personne extraordinaire. Je crois qu’il y a de l’affection entre nous, une empathie très forte. Lorsqu'il a su que je pouvais venir à Paris, il m'a encouragé. Il m’a dit: +à mon avis, ‘Gigi’, Paris a besoin d'une personne comme toi. Ca se passera très bien dans le vestiaire+. Et, connaissant son affection, je l'ai écouté.

Que pensez vous du parcours de l’équipe de France en Coupe du monde ?
Je pense que l’on avait oublié la France au moment de faire les pronostics. Je pense qu'elle va aller au bout. Elle a un sélectionneur extraordinaire que j'ai connu à Turin (Didier Deschamps a entraîné la Juventus de Turin entre 2006 et 2007 lors de sa rétrogradation en Serie B, et lui a permis de réintégrer la Serie A au bout d’un an, ndlr) et une équipe incroyable.
AFP

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