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Le match est lancé. "Si nous avions l'argent de l'Angleterre...", a lâché le sélectionneur de la Croatie Zlatko Dalic, dimanche devant la presse, alors que son équipe affronte mercredi les Trois lions en demi-finale du Mondial-2018.

Le technicien s'est livré à un petit jeu irritant pour les journalistes anglais: aux questions posées dans la langue de Shakespeare, il a répondu directement en croate, laissant ensuite un traducteur parler. Quand il lui a été demandé pourquoi il ne leur répondait pas lui-même en anglais, Dalic a rétorqué qu'il avait toujours fait comme ça depuis le début du tournoi, "par respect pour la presse croate".

Dans quel état d'esprit êtes-vous après avoir battu la Russie en quart?
Nous sommes concentrés sur l'Angleterre, une équipe jeune, de très bonne qualité, qui s'en est sortie facilement contre la Suède, ce sera un adversaire difficile, que nous respectons. Mais nous savons aussi que l'Angleterre analyse notre jeu. Nous les respectons, mais nous croyons dans nos forces et ne craignons personne.

Pour vous, c'était facile pour l'Angleterre contre la Suède?
Je n'ai pas dit que c'était facile pour l'Angleterre. Il n'y a pas de route facile pour aller en demi-finale de Coupe du monde. L'Angleterre est une équipe puissante. L'Angleterre a une Premier League plus forte que notre championnat national. Vous ne vous attendiez peut-être pas à nous retrouver là, mais nous méritons d'être là.

Etre en demi-finale représente quoi?
C'est déjà un succès d'arriver là. Des grands pays comme l'Argentine, le Brésil, sont déjà en vacances, à la plage. L'Angleterre possède une des meilleures ligues en Europe. Si nous avions l'argent de l'Angleterre, qui sait ce que nous aurions dans nos mains (en termes de trophées, ndlr).

Et pour tout votre pays, pas seulement les amateurs de foot, ça représente quoi?
Nous sommes un petit pays, c'est important de nous montrer à une échelle mondiale. Avant le Mondial-1998 (demi-finale), peu de gens connaissaient la Croatie, c'était bien pour la promotion de notre nouveau pays indépendant. Tout ce qui se passe en Croatie, avec nos résultats, est fou. Les gens fêtent nos succès dans la rue, ça veut dire beaucoup.

Qu'est-ce que ça fait d'être à Moscou?
C'était notre rêve, nous le méritons, et à nos yeux ce n'est pas vraiment une surprise: si nous avions passé un mois en Russie sans venir à Moscou (pour un match important), ça aurait été une honte.

Vous avez joué deux fois en prolongation en 8e et quart: c'est un handicap pour la suite?
Jouer 120 minutes deux fois, ce n'est pas facile. Quelques joueurs ont des petits soucis physiques, mais être en demi-finale, c'est une motivation, ça nous donne une nouvelle force, une nouvelle énergie.

Comment jugez-vous le Mondial de Rakitic?
Je pense qu'il est à son meilleur niveau depuis le début de sa carrière. Avec Modric, ils sont les meilleurs milieux du tournoi. Ils sont rivaux en Espagne, mais en équipe nationale, ils sont un même corps et une même âme.

L'Argentine, joueuse, vous a réussi. Moins les équipes défensives. L'Angleterre est joueuse...
L'Angleterre aime jouer offensivement, ça nous ira mieux, on devrait faire une meilleure performance que contre le Danemark et la Russie.

Comment arrêter Kane, le meilleur buteur du Mondial?
J'ai pleinement confiance en ma défense centrale. On a arrêté Messi, on a arrêté Eriksen (Danemark), on va essayer d'arrêter Kane.

Quelles faiblesses voyez vous côté anglais ?
Je ne dirais pas qu'il y a des faiblesses, ils sont en demi-finale. Ils jouent un football direct, ils sont dangereux, rapides, ils sont grands, c'est utile sur coup franc, corner, les combinaisons Sterling-Kane marchent bien.
AFP

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