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La qualification de l'équipe de France pour les demi-finales du Mondial-2018 représente "beaucoup de fierté et de bonheur", a commenté Didier Deschamps après la victoire 2-0 contre l'Uruguay en quart de finale, vendredi à Nijni Novgorod.

Quelle est votre première réaction?
C'est mérité, face à une belle équipe. On a été supérieur à cette équipe en ayant beaucoup plus de maîtrise qu'au dernier match. J'ai une équipe jeune, elle s'était déjà comportée en équipe, mais les exigences sont plus élevées, parce que la qualité de l'adversaire augmente. Il s'agissait de ne rien lui donner, surtout l'Uruguay habitué à prendre peu de buts. L'état d'esprit est là, on a encore une bonne marge de progression. Etre jeune n'est pas qu'un défaut, même si on a vu quelques étincelles, des points chauds, on a su bien gérer. J'avais six joueurs sous la menace d'une suspension, finir avec tout le monde disponible pour la demi-finale est quelque chose de bien.

Avez-vous le potentiel pour être champion?
On a le potentiel pour être en demie, ça c'est sûr (sourire). On a eu un premier tour compliqué. Beaucoup d'équipes se sont cassé les dents, nous on n'a pas été flamboyants, mais réalistes, efficaces. Depuis le match contre l'Argentine, on est monté en puissance. Ce n'était pas évident, ç'aurait pu n'être qu'un coup d'éclat, mais personne ne pouvait nous l'enlever. Mais remettre ça encore aujourd'hui (vendredi), c'est une très bonne chose.

Etes-vous dans l'émotion ou l'idée du devoir accompli?
Les objectifs, j'aime les atteindre, je ne les ai pas tous atteints, mais je ne vais pas me plaindre. Ce n'est pas un point de vue personnel: ma fierté est surtout pour mon groupe, et j'y associe les vingt membre du staff qui m'aident tous les jours. Je vois mon président (Noël Le Graët) heureux, il a confiance en moi et me soutient. Je ne le fais par pour moi, je suis là pour eux, les membres de ma famille aussi, mes amis, qui peuvent avoir des moments plus difficiles à vivre, apparemment... C'est un bonheur à partager, avec l'ensemble des supporters français qui ont envie de vibrer, nous voir gagner, et quand ça se passe comme on le veut, c'est beaucoup de fierté et de bonheur.

Y a-t-il une satisfaction particulière de voir que Raphaël Varane être le déclencheur?
Au Mondial-2014 il n'était pas non plus coupable, il s'est fait battre de la tête par Hummels qui a battu pas mal de joueurs de la tête. Je suis content pour Raphaël. (Les joueurs présent en 2014 et en Russie) ont grandi, pas en taille, mais avec quatre ans d'expérience, plus de maturité. Le vécu, on a besoin de ça. Je lui ai dit à la fin du match, j'étais avec lui, j'avais souffert, et aujourd'hui c'est l'effet inverse. Dans le foot, c'est souvent dans les moments difficiles qu'on apprend le plus. Pour lui et pour nous, c'est bien qu'il ait pu être le déclencheur.

Avez-vous fait tout bien ?
On a fait mieux, mais pas tout bien encore. On a quelques imperfections techniques. A part le superbe arrêt de Hugo Lloris - ce n'est pas un arrêt, c'est presque un but - l'Uruguay n'a pas une occasion dans le jeu. Ils ont été dangereux sur coups de pied arrêtés mais dans le jeu on n'a pas été en difficulté. Il y a des équilibres peut-être meilleurs depuis le dernier match. Les joueurs ont pris confiance, aussi: se qualifier contre l'Argentine, qui est quoi qu'on en dise une grande nation du football, ça donne encore plus de force. Ils sont jeunes mais le mental est là. La marge de progression, c'est dans la fluidité, le geste technique où i y a parfois un peu de déchet, où une bonne possibilité d'attaque est avortée parce qu'une passe n'est pas bonne. Mais il y a tellement d'intensité... Aujourd'hui (vendredi), les duels, il fallait y être, et on y était. Les Uruguayens ont ça dans leur sang et dans leur ADN, nous aussi on l'a, et j'en suis très content.
 AFP

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