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La question n’a pas manqué de brûler les lèvres de tous les supporters de l’équipe d’Espagne. L’élimination de la Roja contre la valeureuse mais faible équipe de Russie, a pointé du doigt les défaillances d’une équipe orpheline de son leader, Julen Lopetegui. 

Fernando Hierro a été contraint de suivre le travail d’un autre. Julen Lopetegui avait fait le choix des joueurs, le travail en amont et les plans de jeu. En le débarquant à 48 heures du premier match, Luis Rubiales, le président de la fédération, savait qu’il se tirait une balle dans le pied. Et s’il affirme: "Je ne regrette pas la décision pour Lopetegui", c’est du côté de Florentino Perez que se dirigent certaines rancoeurs.

Car loin du temps des questions sur le nom du futur sélectionneur (Hierro, Quique Sanchez Flores, Luis Enrique, Michel…) c’est bien l’attitude du Real Madrid et de son président qui posent question. Suite au départ de Zidane, il a activé toutes les pistes, sans passer par la case Fédération à l’heure de jeter son dévolu sur Julen Lopetegui. En plaçant Luis Rubiales devant le fait accompli, il a montré son mépris absolu pour l’équipe d’Espagne et la fédération.

"Satisfait ?", titre Super Deporte quand certains se demandent s’il n’a pas protégé son institution jusqu’au bout en agissant ainsi. Lopetegui parti, il s’évitait de recruter un sélectionneur qui aurait très bien pu être celui d’un raté complet, ou d’une grosse réussite mais dans ce cas, cela aurait été plus facile à gérer.

Il est néanmoins indéniable que ce départ précipité représente un facteur majeur du parcours d’une formation espagnole autrement plus consistante jusque-là et qui avait notamment atomisé l’Argentine (sans Messi) 6-1 en mars dernier.

Sports.fr

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