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"Ça demandera beaucoup d'efforts pour aller chercher ce qu'on veut", a prévenu Didier Deschamps lundi à la veille de la demi-finale de Coupe du monde de la France face à la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.

Roberto Martinez a réservé des surprises tactiques contre le Brésil, alors qu'on connaît votre onze de départ: est-ce embêtant pour vous ?
Embêtant, ça arrive souvent (sourire). Mon équipe sera prête pour différents cas de figure, différentes organisations, en début comme en cours de match. Avec l'absence de (Thomas) Meunier (suspendu, ndlr), il faudra que quelqu'un le remplace, poste pour poste ou différemment. La Belgique a pris ses dispositions par rapport aux Brésiliens, est-ce qu'elle en prendra face à nous, c'est probable. La Belgique est portée vers l'avant, elle garde cette qualité-là, mais contre le Brésil, Martinez a densifié son milieu, en bloquant l'axe, et en faisant des doublettes sur les côtés, Fellaini-Meunier et Chadli-Vertonghen, pour empêcher les Brésiliens de bien utiliser ces couloirs, et en décidant de laisser, je pense volontairement, Hazard et Lukaku en positions excentrées, avec beaucoup d'appels à l'intérieur. Quand ils récupèrent le ballon, les Belges sont très performants dans les attaques rapides.

Quel sera le rôle de N'Golo Kanté ?
Il aura un rôle comme pour chaque match, avec certaines modifications par rapport à où je pense qu'il peut être le plus efficace pour notre équipe, ça peut être en fonction de l'adversaire ou en fonction de nous. +NG+ est un pion essentiel par son activité, le nombre de ballons qu'il récupère et son positionnement, il coupe beaucoup de trajectoires sur les passes offensives. Il aura un rôle important demain (mardi) comme il l'a eu à chaque match. Par rapport à Lionel Messi en 8e de finale, il avait un rôle bien précis qu'il a très bien rempli, c'est pour ça en grande partie qu'on a très peu vu Messi contre nous.

Que pensez-vous de Roberto Martinez ?
Beaucoup de respect. Cette équipe belge était une des meilleures en phase de poules de l'Euro, elle a juste eu ce coup de froid contre le Pays de Galles. C'est une génération qui se connaît. Ces joueurs évoluent dans les meilleurs clubs européens, surtout en Angleterre. Ils ont un vécu ensemble. Sans vouloir faire offense à Martinez, je pense qu'il a profité du travail de Wilmots avant lui. Il a amené sa touche, qui est un peu différente.

Que pensez-vous de votre image d'entraîneur chanceux, toujours au bon endroit au bon moment, que vous avez auprès du grand public avec une expression consacrée ?
L'image, je ne sais pas... Que je sois souvent au bon endroit au bon moment, c'est probable, je n'ai pas à me plaindre. Il y a certainement mieux que moi, il doit y avoir pire aussi. Il y a des exigences qui sont là, c'est ce qui me plaît. Ça n'a pas d'emprise sur moi, je ne suis pas très... pas vraiment... même pas du tout attaché à mon image (sourire). Je vis l'événement d'une manière différente de quand j'étais dans ma première vie de joueur. Je suis là pour les joueurs. Les entraîneurs ont leur importance, mais le match appartient toujours aux joueurs. C'est une fonction différente. Le plaisir, l'adrénaline, l'excitation sont là, mais ils sont différents.

Y a-t-il une mentalité revancharde après la défaite en finale de l'Euro-2016 ?
Il n'y a pas de revanche dans le football, je n'aime pas ce terme, chaque match a son contexte, ses particularités. Evidemment, ceux qui y étaient l'ont digéré mais ça fait toujours mal, on est passé à côté de quelque chose d'extraordinaire, parce que l'opportunité d'être champion d'Europe, ça peut se présenter plusieurs fois, mais quand elle se présente une fois, il faut la saisir. Là on est en demi-finale, il y a l'opportunité de jouer en finale de Coupe du monde, faisons en sorte de tout faire pour prendre cette opportunité-là, en se servant du vécu. Mais le Portugal n'est pas la Belgique. Ça demandera beaucoup d'efforts pour aller chercher ce qu'on veut.
AFP

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