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"C'est une honte pour le football", s'est plaint le sélectionneur du Mexique Juan Carlos Osorio, sans jamais nommer Neymar, mais l'accusant clairement de jouer la "comédie", après l'élimination de son équipe contre le Brésil (2-0) en 8e de finale du Mondial-2018, lundi à Samara.

"Nous avons perdu beaucoup de temps de jeu à cause d'un seul joueur, à cause de l'arbitrage qui a trop souvent arrêté le jeu pour trop de fausses fautes, par exemple quatre minutes à un moment, c'est un mauvais exemple pour le monde et tous les enfants qui regardent le match", a dit le technicien d'origine colombienne.

Il a pointé cette action de la seconde période où Miguel Layun a touché la cheville droite de Neymar avec ses crampons, un geste non sanctionné par l'arbitre mais critiquable. La star brésilienne a alors hurlé de douleur en se roulant par terre.

"C'est un sport d'homme, il ne devrait pas y avoir autant de comédie, ça a eu un impact sur notre jeu, mes joueurs se sont énervés", a poursuivi Osorio.


Interrogé par une journaliste brésilienne pour savoir s'il était juste de blâmer Neymar pour le geste de Layun, le coach a répondu: "Je respecte votre opinion".

Et quand il lui a été demandé s'il visait bel et bien Neymar et pourquoi il ne le citait pas, Osorio a répondu: "Vous l'avez mentionné, pas moi, c'est votre interprétation, je ne l'ai pas mentionné lui".

Quand Neymar, élu homme du match, a été interrogé en conférence de presse sur les critiques de l'entraîneur du Mexique, son sélectionneur, Tite, a fait savoir qu'il s'en chargeait lui-même, car "les coaches parlent aux coaches".

"Je ne veux pas répondre à Osorio. Des fois, vous faites des commentaires dans la chaleur du match. Mais j'ai vu ce qui s'est passé, vous regardez la vidéo, ils lui ont marché dessus, il n'y a rien à dire, juste à regarder", a dit Tite.

Pour sa part, Neymar l'a vu plutôt comme "une tentative de me déstabiliser qu'autre chose. Je me moque des critiques".

Le "Ney" ne veut "pas trop de polémique (...) je ne veux pas me faire remarquer autrement que sur le terrain".
AFP

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