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Un an après avoir quitté le SCO pour céder aux sirènes rémunératrices de l'Angleterre, et après un détour par le Mondial russe, revoilà Cheikh Ndoye à Angers, "ma maison", comme l'appelle le massif milieu de terrain sénégalais.

Il avait beau n'être resté que deux ans chez les Blancs et Noirs, sa grande carcasse faisait presque partie des meubles au centre d'entraînement de la Baumette et au stade Raymond-Kopa.

Arrivé l'année de la remontée dans l'élite (2015), Cheikh Ndoye était immédiatement devenu le capitaine d'une équipe dont il incarnait parfaitement la fameuse "dalle angevine".

Récupérateur infatigable, toujours prêt à mener l'assaut sur le but adverse, archi-dominateur dans les airs, il avait grandement contribué à deux maintiens sans frayeurs pour les Angevins.

Mais en fin de contrat à l'été 2017, après une finale de Coupe de France perdue de justesse -- 1-0 avec un but contre-son-camp de Issa Cissokho dans le temps additionnel contre le Paris SG qu’Angers retrouve samedi pour la 3e journée de L1 -- il avait choisi de tenter l'aventure en Championship (D2 anglaise), avec Birmingham.

Birmingham, "pas un échec"

L'Angleterre, ça n'a "rien à voir avec la France, dans la préparation des matches, de la saison… C'est une belle expérience pour moi. Je n'ai pas de regret, si je devais y retourner demain, j'y retournerais", assure le joueur à l'AFP.

"J'ai joué beaucoup de matches en Angleterre. Le championnat, il y a 46 matches, il y a 4 coupes... La saison dernière j'ai fait plus de matches (39 en championnat) que les joueurs de Ligue 1, donc ce n'est pas un échec", martèle-t-il.

Rattrapé par le fair-play financier européen, Birmingham a dû se résoudre à laisser rentrer au bercail l'un de ses plus gros salaires dans un prêt payant d'un an qui couvre le reste du contrat du Sénégalais. Ndoye s'est d'ores et déjà engagé ensuite pour deux années de plus avec le SCO.

Dès l'hiver dernier, l'idée d'un retour en Anjou avait fait son chemin mais Birmingham l'avait bloqué et il avait fini la saison là-bas.

"À mon arrivée, le coach qui me voulait, (Harry) Redknapp me parlait tout le temps et je jouais tous les matches. Après son départ (remplacé en septembre par Steve Cotterill, lui-même viré pour être remplacé par Garry Monk six mois plus tard), c'était compliqué", admet-il, malgré son temps de jeu encore conséquent.

L'été aurait pu éventuellement lui faire changer d'avis, mais non.

"Le coach comptait sur moi mais il fallait que je parte. J'aurais pu continuer en Angleterre, des clubs me voulaient. Mais Angers c'est ma maison, je connais tout le monde".

"Cheikh, il reste toujours Cheikh"

À commencer par l'entraîneur Stéphane Moulin avec qui "la connexion passe", confie Ndoye, même s'il s'empresse d'ajouter: "moi je fais mon boulot. Naturellement, je fais les choses comme il faut. Si j'ai un lien avec le coach, c'est un plus, mais Cheikh il reste toujours Cheikh", parlant de lui à la troisième personne.

Entretemps, son expérience s'est enrichie d'une participation au Mondial russe avec le Sénégal cet été, "un rêve de gamin", glisse-t-il dans un sourire.

"On a des regrets, maintenant encore, parce qu'on se voyait aller loin, on avait le groupe qu'il faut, les joueurs qu'il faut", analyse-t-il, alors que les Lions de la Teranga ont été éliminés au premier tour au critère du fair-play (deux cartons jaunes de plus que le Japon).

À 32 ans, il espère bien encore vivre quelques aventures en sélection, au moins jusqu'à la prochaine Coupe d'Afrique des Nations en 2019, au Cameroun.

Ensuite, "il y aura des jeunes, il faut laisser la place", commente-t-il avec philosophie, fidèle à son prénom qui veut dire "sage".

"Quand tu rentres par la grande porte, il faut sortir par la grande porte et moi je sortirai par la grande porte", prédit-il. Quand on fait 1,92 m, c'est effectivement préférable.
AFP

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