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L’attaquant sénégalais Mbaye Niang, qui s’apprête à s’engager avec le Stade Rennais (élite française) en provenance du Torino (Italie), semble désormais jouer la carte de la stabilité, histoire d’imprimer une nouvelle orientation à une carrière démarrée sous les chapeaux de roue.

A 23 ans seulement, l’attaquant international sénégalais va jouer à Rennes dans son 7e club, le 3e championnat de sa carrière après avoir débuté en France (SM Caen), avant de passer par l’Italie (Milan AC, Genoa, Torino) et l’Angleterre (Watford).

A ses débuts, tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes pour ce jeune surdoué qui a débuté chez les professionnels à l’âge de 16 ans et quatre mois, avec son club formateur, le SM Caen.

Niang, en avance sur tout, était appelé à tout casser sur son passage, lui qui a marqué son premier but dès son 3e match avec le SM Caen.

Le jeune footballeur va après cela s’inscrire dans une trajectoire qui va contribuer de plus en plus à le faire sortir de la voie de rêve que techniciens et observateurs commençaient à lui tracer en raison des demandes des plus grosses écuries.

S’il a finalement signé au Milan AC et repoussé les sollicitations des Gunners d’Arsenal (Angleterre) sous l’ère Arsène Wenger, le jeune prodige va s’illustrer autant sur les pelouses que les pages de faits divers.

Alors qu’il était pressenti avec le Sénégal, il optait pour les Espoirs français avec lesquels il connut sa première grande sortie de route lors d’une virée nocturne en plein stage.

Avec quelques coéquipiers dont Antoine Griezmann (Atletico de Madrid), champion du monde avec la France, il se paie une virée nocturne à quelques jours d’un match de qualification.

Mbaye Niang le paie cash, écopant de trois ans de suspension de toute sélection française.

Mais au contraire de ses coéquipiers qui arrivent à enchaîner en club, lui multiplie prêts et continue d’être cité dans les faits divers comme cet accident de la route alors qu’il était en prêt à Montpellier (France).

Impliqué dans un accident de la circulation aggravé par le fait qu’il roulait sans permis de conduire, Niang avait été jugé et condamné à 18 mois de prison en octobre 2014.

Sur les pelouses, il peinait toujours autant à s’imposer au point qu’il restait un éternel espoir tardant à confirmer tout le bien que les observateurs pensaient de lui.

Contre toute attente, alors que sa carrière s’enlisait en Italie et au Torino, il réussit un dernier rebond en acceptant de revêtir le maillot du Sénégal, en dépit des quolibets et autres commentaires acides.

Contre tout, le natif de la région parisienne arrive à faire le dos rond en s’imposant comme un cadre de l’équipe sénégalaise qualifiée pour la 2e phase finale de Coupe du monde de son histoire.

Très en vue lors du Mondial 2018 en dépit de l’élimination du Sénégal dès le premier tour, Mbaye Niang voit les demandes (Marseille, Nice, Galatasaray, Rennes) se multiplier pour l’enrôler, jusqu’à avoir l’embarras du choix.

Mais en dépit du pont d’or que lui proposait le club turc de Galatassaray, Niang qui veut rebondir, préfère revenir en France où tout avait commencé pour lui, misant sur Rennes, équipe dont l’ambition est jouer les troubles fêtes au niveau domestique sans rien s’interdire en Europa League.

Avec cette fois la volonté de se stabiliser et de donner la meilleure impulsion d’une carrière toujours ronronnante et appelée à s’envoler définitivement.

Et en plus de sa connaissance de son pays natal et de son football, il aura l’avantage en France de jouer avec un autre Lion, Ismaïla Sarr en l’occurrence, devenu l’empêcheur de tourner en rond pour les défenseurs de Ligue 1 et grand pourvoyeur de ballons pour ses coéquipiers, avantages de la grande vitesse caractérisant son jeu.
APS

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