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Les accusations de racisme dont il a été victime après la non-sélection de Karim Benzema à l’Euro 2016 ont été d’une "violence inacceptable" pour Didier Deschamps. 

Depuis quelques mois, et d’autant plus maintenant qu’il a guidé l’équipe de France jusqu’au titre mondial en Russie, Didier Deschamps est un peu plus tranquille avec le cas Karim Benzema. Les questions au sujet de l’attaquant du Real Madrid, qui n’a plus été appelé en sélection depuis octobre 2015 et une victoire 4-0 face à l’Arménie, se font plus de plus en rares.

Même le bon début de saison du Merengue, actuel meilleur buteur de Liga (4 buts), n’a pas inversé la tendance lors de la dernière annonce des 23 Bleus retenus pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas. Malgré tout, le sélectionneur restera marqué à vie par les accusations de racisme dont il a été la cible, lorsque certains critiquaient son choix de ne plus convoquer "KB9".


"C'est inconcevable"

"Je n'oublierai jamais, a ainsi avoué "DD" mardi sur les ondes de RTL. Ça, ce n'est pas mon rôle de sélectionneur. Moi, je fais des choix par rapport à des critères bien définis mais pas ceux-là. Et qu'on puisse tenir des discours qui amènent aux conséquences que j’ai eues dans ma vie privée, c'est inconcevable. Je ne peux pas me battre là-dessus. C'est passé."

Le Bayonnais, dont la maison à Concarneau avait été taguée avec le mot "raciste" en juin 2016, avant l’Euro pour lequel il n’avait pas retenu le buteur madrilène, a mal vécu cet épisode. Son entourage encore plus. "Ça a été violent pour moi, mais pour les gens autour de moi, c'est d'une violence inacceptable", a-t-il expliqué. La page est tournée, mais la cicatrice est restée.
Sports.fr

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