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Auteur de bourdes monumentales il y a quatre mois lors de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool (3-1), Loris Karius accuse clairement aujourd’hui Sergio Ramos d’avoir provoqué ces absences fatales aux Reds. 

Il y a peu, Sergio Ramos, conspué à Wembley lors d’un choc de Ligue des nations entre l’Angleterre et l’Espagne, avouait avoir vécu des moments difficiles depuis cette finale de Ligue des champions qui, le 26 mai dernier, l’a vu provoquer la sortie sur blessure de Mohamed Salah, dès la 31e minute, après un âpre duel. Menacé de mort à plusieurs reprises depuis ce fait de jeu qui, vu de Liverpool, a précipité la défaite des Reds au profit du Real Madrid (1-3), le défenseur merengue a eu plus d’influence qu’il n’y paraît sur l’issue de cette affiche majuscule. Loris Karius en tout cas en est convaincu.

Aujourd’hui à Istanbul, prêté au Besiktas pour deux saisons, le portier allemand coupable de deux énormes boulettes lors de cette finale de C1 estime que Sergio Ramos l’a littéralement plombé en lui infligeant un coup de coude au retour des vestiaires, à la 49e minute, soit quelques secondes avant une relance catastrophique à l’origine de l’ouverture du score de Karim Benzema (51e). En fin de rencontre, Loris Karius s’inclinera encore sur une frappe lointaine de Gareth Bale (83e). Un tir puissant certes mais facilement lisible a priori pour un gardien de sa trempe. 

"Personne ne saura jamais si mes erreurs ont été commises à cause de la lésion que j'ai subie, dixit le dernier rempart dans une interview publiée par Bild. Ce n’est pas une excuse mais une explication. J'ignore si Ramos, qui ne m'a jamais présenté ses excuses, l'a fait volontairement. Lui seul le sait. Mais les examens que j'ai passés ont révélé que le choc m'a causé un déficit visuel. Dans un état normal, je ne peux pas m'expliquer de telles erreurs…" Le 31 mai dernier, cinq jours après la finale, des examens subis par Loris Karius dans un hôpital de Boston avaient relevé des "symptômes résiduels et signes objectifs d’un dysfonctionnement visuel spatial consécutif à un choc". Une commotion cérébrale qui potentiellement a pesé lourd dans le verdict de la Ligue des champions 2018.

Sports.fr

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