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L'entraîneur du Bayern Munich, Niko Kovac, en position très délicate avant le match de Ligue des champions mardi contre Benfica, a crânement fait front lundi, assurant que l'expression "baisser les bras" ne faisait pas partie de son vocabulaire.

"Ceux qui me connaissent savent que je suis un combattant. Toute ma vie j'ai essayé de m'imposer. Les mots 'baisser les bras, abandonner, hisser le drapeau blanc' n'existent pas dans mon vocabulaire. Je regarde toujours vers l'avant et je vais toujours lutter", a-t-il répondu en conférence de presse à un journaliste qui lui demandait s'il avait conscience que le match contre Benfica pourrait être son dernier sur le banc du Bayern.

La situation du coach croate s'est encore tendue samedi, après le match nul (3-3) concédé à la dernière minute en Bundesliga contre l'avant-dernier Düsseldorf, qui rejette le Bayern à 9 points du leader Dortmund, à la 5e place.

Pour la première fois cette saison le président du club, Uli Hoeness, ne l'a pas soutenu contre vents et marées, indiquant seulement que tout serait "remis à plat" après le match de Ligue des champions contre Benfica.

Alors que la presse a fait état de tensions entre lui et certains cadres du vestiaire, Kovac a répondu très calmement: "J'ai parlé avec mes joueurs, et ceux avec qui j'ai parlé m'ont confirmé que notre relation était excellente, non seulement avec eux, mais avec tous les autres avec qui ils parlent".

Interrogé sur le mal qui ronge son équipe de stars, il n'a cependant pas caché sa déception au vu de l'attitude de certains: "J'ai été très déçu et très en colère" après le match contre Düsseldorf, a-t-il dit, "le problème n'est pas que nous n'avons pas de concept, la question est comment nos idées sont-elles mises en pratique? Manuel Neuer l'a dit après le match: +si nous avions mis en pratique ce que nous a demandé l'entraîneur, nous aurions gagné+".

Il s'est refusé cependant à parler de sanctions individuelles dans la composition de son équipe, essentiellement parce que son effectif est actuellement réduit à 14 joueurs de champs professionnels, en raison des nombreuses blessures: Tolisso, Coman, Thiago, James et Gnabry seront indisponibles mardi contre les Portugais.

"On ne peut pas tout jeter par dessus bord", a expliqué Kovac, "ça ne marche pas comme ça. J'espère que demain, en Ligue des champions, les garçons donneront leur maximum, et j'en suis convaincu".
AFP

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