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Meilleur gardien de L2 la saison dernière, Edouard Mendy confirme ses qualités au plus haut niveau. Mais tout n’a pas été rose pour le gardien international sénégalais du Stade de Reims…

4e défense de L1, Reims peut compter sur l’un des meilleurs gardiens du championnat avec Edouard Mendy. Avec 9 clean sheets en 19 matches, le portier de 26 ans confirme ses qualités et il savoure, lui qui avait connu une période de chômage avant de rejoindre l’OM, il y a quelques années.

"Même si on a la confiance en soi, parfois il y a des périodes de doute, c’est normal, confie le Rémois dans France Football. Personnellement, vu mon parcours, c’est clair qu’il y a des moments où j’ai douté. Grâce à mes proches, j’ai su garder confiance et continuer à travailler pour y accéder. Quand on est au chômage, on se dit qu’on ne va pas sortir de là."


Formé au Havre, où il ne jouait même pas en réserve, Mendy a eu un déclic à l’OM, en 2015. "L’entraîneur de la CFA cherchait un jeune gardien pour intégrer le groupe pro. Il connaissait un joueur qui évoluait à mes côtés, à Cherbourg, Il lui a parlé de moi. Je sortais du chômage. J’étais en train d’hésiter entre deux clubs de CFA. Mais Marseille m’a appelé, et j’ai tout de suite sauté dessus. Là-bas, j’ai vu ce qu’était la cour des grands. J’ai vu des joueurs avec de très grandes carrières, j’ai pu évoluer et progresser à leurs côtés. C’est vraiment là où j’ai pris totalement conscience que je pouvais y arriver. J’étais avec eux, je ne me sentais pas en dessous et j’avais une marge de progression. Je m’entraînais avec (Steve) Mandanda, (Yohann) Pelé et (Florian) Escales."

Mendy garde évidemment un souvenir douloureux de sa période d’inactivité. "Chacun a son parcours. Après mes années au Havre, j’ai signé à Cherbourg, où ça s’est très bien passé. J’ai ensuite voulu aller en Angleterre, mais cela ne s’est pas fait. Je me suis retrouvé au chômage. Je me suis accroché et j’ai cru en moi. Mon chemin a pris un peu plus de temps mais ça m’a permis de relativiser sur beaucoup de choses, notamment la vie en général, et de redescendre sur terre. Tout en étant un peu plus mature plus rapidement et développer le côté leader que je peux avoir. Au final, tout ça me sert encore plus aujourd’hui, et c’est peut-être pour ça que j’ai mis moins de temps que certains à m’adapter à la Ligue 1."
But Football Club

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